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Grand Rallye VTT TransVerdon 2018 avec Evelien

Mardi 17 juillet 2018, 8h du mat. C’est enfin le Jour 1 du Grand Rallye VTT TransVerdon, 3ème édition. Le départ a lieu cette année au Refuge du col d’Allos. Avec SuperMat, nous sommes sur place depuis un moment. Nous avons rejoint Pierre, le gérant du refuge et son équipe pour préparer l’accueil des heureux participants : café, croissants, jus de fruits et pains au chocolat. Aujourd’hui, c’est le Département 04 qui régale !

Nous sommes prêts …

 

8h30 : Tout le monde est là. Greg, Alice et Quentin, les organisateurs arborent un sourire prometteur. La météo est au beau fixe et tout est OK pour débuter cette aventure qui va relier le village de Castellane au terme d’une itinérance de 5 jours. Aujourd’hui c’est “col d’AllosColmars les Alpes” avec au programme 40 km de beau VTT de montagne (1.100 de D+) ponctués de 3 spéciales chronométrées.

Cette année, l’objectif est atteint pour les organisateurs : le compteur affiche 74 inscriptions dont 57 primo-participants, c’est bon ça !!  🙂

Côté “participantes”, elles sont 5 au tableau des inscriptions. Parmi elles, je m’approche d’Evelien Hoffmans

Le micro vient d’annoncer le départ dans 1 minute. Evelien finit de se préparer. Avec son joli sourire, elle accepte de me consacrer cette minute restante pour me confier ses 1ères impressions :

“Je viens de Belgique. C’est Alex Marchal qui m’a parlé du Grand Rallye TransVerdon la 1ère fois. L’an passé elle m’a proposé de venir. Mais cela tombait aux mêmes dates que la Mégavalanche où j’étais déjà inscrite. Du coup j’ai dit « OK pour 2018 » !! Et me voilà ! 🙂
C’est aussi la 1ère fois que je viens dans le Val d’Allos. Je suis dans le coin depuis une semaine déjà. J’ai pu reconnaitre quelques traces et c’est vraiment très beau. Je sais qu’on va se régaler … 🙂 “

Merci Evelien pour cet échange … “Bon ride à toi !!”

 

 

Evelien rejoint à présent le groupe qui part en direction de la “Baisse de Prénier“, à 2.356 mètres d’altitude, en bordure du Parc national du Mercantour.

Et vous savez quoi, pour sa première participation, elle a carrément bien assuré dans sa catégorie, Evelien. Cela a bataillé dur 5 jours durant avec Nadine Sapin et Sandrine Dupuis. Evelien n’a rien lâché pour conserver une 2ème place au final et s’est même octroyée une victoire sur le Jour 3 ” La Colle St-Michel – Thorame Basse”. Bravo Evelien !! 👌

Le portfolio du Jour 1 c’est ici : www.endurotribe.com/2018/07/grand-rallye-vtt-transverdon-2018-portfolio-et-resultats-du-jour-1

En images, c’est bien sympa aussi :

Jour 1 – Grand Rallye VTT TransVerdon 2018

1 semaine après l'événement, nous vous proposons de revivre en vidéo chaque étape du Grand Rallye VTT – TransVerdon 🙂 Grâce à notre caméra embarquée, vous pouvez suivre chaque coureur, et être au plus proche des cascades =PJour 1, action !Col d'Allos > Colmars les Alpes#grandrallyevtt #verdon #goproHIGH5 Nutrition Sportive France Velosophe Cyclist Beer Département des Alpes de Haute-Provence Endurotribe VTTAE.fr

Publiée par Grand Rallye VTT – TransVerdon sur Mardi 24 juillet 2018

 

L’aventure du Grand Rallye VTT TransVerdon continue ! Rendez-vous en 2019 ! D’ici là, restez connecté à la page Facebook Grand Rallye VTT – TransVerdon et sur le site web Endurotribe pour avoir toutes les infos …

A bientôt dans les Alpes de Haute-Provence ! Philippe

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Rencontre avec Franck Larriviere

Qu’ils soient bénévoles, responsables de magasin, accompagnateurs, organisateurs de manifestation ou randonneurs, ces acteurs du vélo participent tous à la diffusion du VTT dans les Alpes de Haute-Provence.

Nouveau portrait de la série avec Franck Larrivière, un amoureux du VTT, passionné des grands espaces montagneux et des Alpes de Haute-Provence.

 

Touche-à-tout infatigable, Franck est également un collaborateur Vtopo qui a déjà deux ouvrages à son actif ! Véritable chasseur de spots, cet aventurier fourmille de projets. Mais que ce soit comme guide VTT ou moto, auteur, Franck Larrivière a toujours en tête de partager ses meilleures pépites.

Bonjour Franck, peux-tu te présenter ?

J’ai 53 ans, je vis dans les Alpes-Maritimes mais mon cœur balance pour les Alpes de Haute-Provence que je côtoie depuis mon enfance 😉
Après avoir eu des responsabilités dans de grands groupes informatiques, je suis indépendant depuis une dizaine d’années dans le domaine de la prestation informatique auprès des particuliers et petites entreprises.
En dehors de l’informatique j’ai également lancé deux projets autour de l’accompagnement VTT et moto, une autre de mes passions. « Ridetheriviera » a ainsi vu le jour l’an dernier.

Comment es-tu arrivé à la pratique du VTT ?

Je suis un pratiquant assidu de la randonnée à pied et du ski de piste ou de montagne. Sans exagérer je pense avoir fait quasiment tous les sommets du 04 et du 06 qui dépassent les 2500-3000 mètres d’altitude.

J’aime les grands espaces, les beaux paysages et ce sentiment infini de liberté.

Je suis arrivé au VTT sur le tard. Ma première expérience s’est faite avec un modèle semi-rigide de chez Décathlon. Je m’en servais avec bonheur pour rouler avec mes deux jeunes filles. Mais je manquais de temps pour vraiment me mettre à la pratique.

En 2006, j’ai comme une révélation, en Savoie : je découvre le VTT tout-suspendu ! Le côté ludique, ce « fun » m’ont immédiatement conquis. Du coup je passe rapidement sur un modèle Canyon puis plus tard sur un Trek.
L’évolution du matériel permet d’aller plus loin, plus haut, d’explorer de nouveaux sentiers.
Je ne pensais pas pouvoir un jour monter jusqu’au sommet de la tête de Fréma, mais petit à petit je me suis ouvert à ces pratiques plutôt extrêmes que je pensais réservées aux autres…

La notion de compétition ne m’intéresse pas, je privilégie le cadre paysager avec une pratique « all mountain » ou « enduro light ». J’aime être en montagne, faire des rencontres, partager ces moments. Le maître-mot est prendre du plaisir.

Peux-tu nous parler de ton expérience Vtopo ?

J’étais un membre actif du forum communautaire de Greg Germain (auteur du Vtopo 06 et 83 et du blog 1001sentiers). Un jour ce dernier me propose de participer à un circuit au départ de Roquestéron dans les Alpes Maritimes. Je me prends au jeu et Greg m’informe du fait que Cédric Tassan cherche un auteur pour le département du 04, deux conditions sont nécessaires : bien connaître le terrain et avoir du temps.

Je propose donc à Cédric de m’occuper de l’Est du département jusqu’à la Durance et ce pour une durée de 2 ans car je lançais en même temps une autre activité professionnelle.
Tous les auteurs des Vtopo diront certainement la même chose que moi : cette mission a été plus chronophage que prévu ! On se dit qu’on connaît bien un secteur, qu’en « sortant » une vingtaine de parcours que l’on connait déjà par cœur on en trouvera vite 30 supplémentaires mais au final c’est plus compliqué !
Étant très exigeant avec moi-même j’ai vérifié à chaque fois que cela se présentait les différentes alternatives de tracés. Le second tome (Vtopo VTT Alpes de Haute-Provence Edition 2017-2018) est d’ailleurs d’après moi bien plus réussi que le 1er. Avec l’expérience on va à l’essentiel, on se sert aussi des retours qu’on a pu avoir.

Comment s’est organisée ta collaboration avec Cédric Tassan ?

Cette expérience Vtopo a été très enrichissante. Après quelques échanges / propositions, Cédric m’a rapidement laissé carte blanche. Cela a été pour moi très important car je suis plutôt autonome, j’aime m’organiser comme je le souhaite.
Nous avons validé un découpage (zone montagnes, bassin Dignois, Val de Durance …) et j’ai parcouru en long en large et en travers les Alpes de Haute-Provence de 2008 à 2010.
Le 1er Vtopo est sorti au printemps 2011 et sa mise à jour en 2017 avec de nouveaux circuits et des ajustements sur ceux qui sont conservés.

L’objectif a été de mettre en avant les différents spots que composent cette destination en évitant de rester uniquement sur les zones les plus connues. Je suis par exemple fier d’avoir proposé des parcours autour de Soleilhas ou Annot. Ces territoires offrent un potentiel exceptionnel et ils sont encore malheureusement très méconnus des vététistes.

Le mot de Cédric :

« Franck est un auteur attachant. Il est passionné par son territoire et adore trouver de nouvelles traces.On travaille ensemble depuis de nombreuses années et je peux clairement dire que je n’ai jamais été déçu par ses parcours. Il sait parfaitement s’adapter à l’ensemble des pratiquants et cherche toujours le meilleur.

C’est agréable d’avoir à ses côtés des auteurs aussi compétents que Franck. On peut suivre ses parcours les yeux fermés ! »

Cédric Tassan  – www.vtopo.fr

Les Alpes de Haute-Provence semblent t’avoir adopté (à moins que ce ne soit l’inverse), quand a eu lieu la première rencontre ?

Depuis gamin je monte régulièrement dans le Val d’Allos, à La Foux. J’aime particulièrement ce secteur que j’arpente en VTT depuis 2006.

J’ai posé mes premiers crampons autour de Castellane. Ce secteur se situe environ à 1 heure de Cannes ce qui est un atout non négligeable.
De plus il combine pour moi ce que je recherche dans la pratique du VTT à savoir les grands espaces, le côté « sauvage », un réseau de sentiers très riche et de nombreuses découvertes insoupçonnées.
J’aime également ce secteur des Gorges du Verdon pour la qualité de son sol à la fois boisé et terreux. Le grip est excellent, les panoramas parmi les plus grandioses d’Europe, les sensations sont exceptionnelles !

Quel serait LE lieu du 04 où tu conseillerais de rider ?

Par affinités personnelles deux lieux me semblent sortir du lot.
D’un côté il y a Digne les Bains, avec sa communauté de vététistes à l’excellent niveau technique et la profusion de traces de qualité.
De l’autre j’aime particulièrement les secteurs de Barcelonnette et du Haut-Verdon avec de hautes montagnes, des vallées profondes et des dénivelés qui dépassent rapidement le kilomètre positif !
La profusion de sentiers tantôt montants, tantôt négatifs ou en balcon permet une pratique de vélo de montagne très variée.
La dernière descente en single du « chemin horizontal » est une pure merveille avec ses quasi 1000 mètres négatifs ! A l’arrivée sur Faucon de Barcelonnette, la « banane » est obligatoire !

Je retrouve aussi dans ces lieux une cohabitation réelle entre les marcheurs et les vététistes. Nous pourrions même bientôt étendre ce constat pour les VTTAE. Il faut prendre en compte cette pratique nouvelle, différente de ce que l’on connaît avec le VTT.
Dans le 06 nous manquons parfois de sentiers sur certains secteurs. La pression immobilière est bien réelle dès qu’on se rapproche un peu trop du littoral et faire passer aux mêmes endroits vélos et piétons est parfois compliqué. Par exemple la commune de Théoule sur Mer a interdit les VTT sur ses sentiers. C’est vraiment regrettable car tous les vététistes se retrouvent sanctionnés alors que des comportements agressifs, vitesse inadaptée lorsqu’on croise ou rattrape des piétons est le fait d’une petite minorité, mais je ne peux pas nier que cela existe.

Peux-tu nous raconter une anecdote vécue dans les Alpes de Haute-Provence ?

En 2007-2008 je suis en plein repérage pour ma mission Vtopo. Je suis accompagné par Christophe Caron qui m’amène dans le très beau massif des Monges, au départ de Clamensane. Ce tour est splendide, le panorama exceptionnel car à perte de vue.
Nous étions sur la montagne de Jouère au-dessus du lac des Monges lorsque je lui dis « au prochain village je te paie une bière » ! Mais à chaque hameau traversé (que je voyais bien sur la carte IGN !) aucun bar n’était ouvert, ils avaient tous fermé depuis bien longtemps ! 😉

Typiquement cela n’existe pas dans le 06. Nous n’avons pas d’étendues si vastes et si sauvages.

Un lieu où manger ET dormir ?

Pour manger je conseillerais le refuge du col d’Allos. La cuisine de Pierre est vraiment sympa, il fait beaucoup d’efforts et cela se ressent bien.

Pour dormir j’irais sans hésiter au Gîte Les Granges à Fouillouse. Inès et Odilon vous accueilleront avec le sourire !
J’en profite pour rajouter que dans ce coin de Haute-Ubaye vous êtes au départ d’un circuit que j’affectionne particulièrement celui qui passe par le col du Vallonnet et de Mirandol au départ de Saint-Ours ou de Fouillouse.

Comment donnerais-tu envie aux touristes de venir poser leurs roues cramponnées dans les AHP ?

C’est une question difficile, malgré des paysages grandioses, des spots incroyables, pour moi les Alpes de Haute-Provence ont deux contraintes de taille : un certain isolement en matière d’infrastructures routières et une barrière due à la langue. Les bas-alpins ne parlent pas suffisamment anglais et une partie du département perd cette clientèle.

A titre de comparaison la Pass’Portes combine ces deux points :
– Les étrangers du Nord et de l’Est de l’Europe arrivent à l’aéroport de Genève ;
– Après une heure de route ils sont aux Gets où tout le monde parle anglais ;
(NDLR : 6500 inscrits au 1er mars 2018!)

D’autre part bien que la région ait fait un effort considérable ces 5 dernières années je trouve que le “panneautage” est encore faible par endroits. Les balises jaunes de randonnée indiquant un point GPS, une altitude et les distances devraient être encore plus présents. Globalement les choses évoluent dans le bon sens malgré des moyens qui ne sont pas comparables avec ceux de la Haute-Savoie ou des Alpes Maritimes voisines. En contrepartie les touristes étrangers sont certains de trouver ici une authenticité qui tend parfois à se perdre ailleurs, les villages sont souvent habités par les mêmes familles depuis des générations par exemple.
Un gros point fort des Alpes de Haute-Provence est certainement la variété des terrains rencontrés, l’abondance des sentiers qui relient villages et hameaux. On peut rouler ici pratiquement toute l’année sur des sentiers extrêmement variés, aptes à satisfaire tous les niveaux. Il faut aller rouler ailleurs pour se rendre compte à quel point les vététistes locaux sont gâtés par leur environnement.
Enfin j’ai en parallèle une activité d’accompagnement VTT. Je vois avec certaines demandes que les gens manquent de temps. Sur la semaine qu’ils passent dans le Sud-Est, 3 jours sont consacrés aux Alpes-Maritimes en mode détente, et bien souvent seulement 2 ou 3 pour l’arrière-pays. Leur temps est limité et ils veulent combiner au maximum les spots où rider. Il est donc nécessaire d’accéder rapidement aux lieux. Or l’éloignement du 04 des grandes métropoles et aéroports de Marseille ou Nice lui porte un peu préjudice.

Économiquement parlant il est – je pense – nécessaire de développer les axes de desserte des Alpes de Haute-Provence mais aussi de s’ouvrir à l’anglais, lien international !

En quoi consiste le projet RidetheRiviera ?

Cette idée m’est venue par hasard, grâce à mon activité informatique. En discutant avec mes clients étrangers (essentiellement européens) sur la pratique VTT, plusieurs en sont arrivés à cette conclusion : ils ont envie de rouler mais ne savent pas où aller !

Pour cela les anglo-saxons sont très pragmatiques, leurs attentes se basent sur :
– Je veux quelqu’un pour m’amener faire du VTT et ne pas avoir à consulter des cartes ou un GPS ;
– Je veux un itinéraire sur mesure, adapté à mes capacités techniques et physiques ;
– Je veux en prendre pleins les yeux !

Pour répondre à cette demande j’ai donc sélectionné 20 sorties que je connais particulièrement bien et qui offrent une variété de situations, de paysages représentatifs de tout ce qu’on trouver dans la région. 50 % sont basées dans le 06 et 50 % dans le 04. A partir de ces itinéraires il est possible d’ajouter ou retirer des kilomètres pour adapter le parcours aux demandes des participants. Je propose aussi du “sur-mesure” pour répondre à une demande précise, cela peut être une descente particulièrement longue ou une traversée en balcon au-dessus de la mer par exemple. Récemment j’ai accompagné un couple dont l’objectif était une randonnée sportive de 3 à 4 heures avec au retour le soleil qui se couche sur la mer ! J’ai dû gérer le tempo, j’avais même pris un thermos de thé et des tasses avec moi pour partager ce moment assez magique ! 😉

En règle générale je rejoins les clients au point de départ en ayant bien-sûr pris soin de tout préparer en amont. La prestation est essentiellement basée sur la mise au point de l’itinéraire, sur le fait de limiter les contraintes à la personne qui aura payé pour bénéficier de ces conseils. Les commandes peuvent être parfois très précises !

Je suis en train de monter un projet similaire pour l’accompagnement moto dans l’arrière-pays du 06 et mais également du 04.

Libre expression :

Les Alpes de Haute-Provence offrent un formidable terrain de jeu pour le VTT. C’est pour moi un terrain de découverte exceptionnel. De par sa faible densité de population il est possible de s’aventurer dans des territoires totalement isolés, le côté « nature » est donc très présent.

Même si les stations de moyenne montagne sont bien équipées (je pense par exemple à Montclar et au Grand Puy) il manque selon moi un vrai balisage pour des circuits faciles, hors remontées mécaniques, accessibles au VTTAE. Il faut comprendre que dans la majorité des cas les pratiquants ne savent pas vraiment où rouler, ils cherchent le bon sentier adapté à leurs capacités.
En effet ce type de pratique risque d’exploser dans les 5 ans à venir. La clientèle est connue : 50 ans et plus, personnes qui manquent de temps mais qui ont les moyens et qui veulent se faire plaisir lors d’un ride. C’est une clientèle souvent moins sportive que celle du VTT (mais pas toujours !) dont la pratique est plutôt ballade – randonnée pour le dépaysement bien plus que pour le défi physique.
La pratique du VTT évolue et touche maintenant des tranches d’âges plus importantes, il reste un vrai développement à faire.

A bientôt dans les Alpes de Haute-Provence !

Propos recueillis Pierre André (VTTenProvence) / Échange Skype le mardi 27 février 2018.

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Rencontre avec Antoine Riffaud

Qu’ils soient bénévoles, responsables de magasin, accompagnateurs, organisateurs de manifestation ou simples randonneurs, ces acteurs du vélo participent tous à la diffusion du VTT dans les Alpes de Haute-Provence.

Antoine Riffaud est un grysélien passionné qui oeuvre au sein de l’Office de Tourisme de Gréoux-les-Bains. Ce qui transparaît le plus en l’écoutant, c’est sa volonté farouche de satisfaire au mieux les touristes en recherche de belles sorties à vélo.

 

1/ Peux-tu te présenter ?
Pratiquant le VTT de longue date (plus de 12 ans, ndlr), je me suis installé à Gréoux-les-Bains il y a 8 ans. Ce choix a été volontaire puisqu’il s’agissait à la fois d’une reconversion professionnelle mais aussi d’une recherche en faveur d’un meilleur environnement. Le dynamisme de la station thermale m’a définitivement décidé. En 2013 j’ai rejoint l’équipe de l’Office de Tourisme, une sacrée opportunité pour moi !

2/ Quelles sont tes fonctions au sein de l’Office de Tourisme communautaire ?
Je m’occupe de l’offre VTT mais pas que ! Mes activités sont variées et plutôt passionnantes je l’avoue 😉 En fait, je suis chargé de développer les activités de plein air, d’entretenir le réseau des sentiers balisés (pédestre, équestre et VTT), d’animer les sections VTT dans les écoles sur les temps périscolaires. J’organise également des événements en partenariat avec des acteurs locaux. Je reçois la presse spécialisée, j’aide à organiser les venues de groupes tant sur l’aspect commercial (séjours) que sportif (proposition de tracés de parcours). J’accompagne également des groupes VTT / VTTAE durant l’été, notamment pour les curistes.

3/ Quel est ton parcours professionnel ?
J’ai travaillé quelques années dans le commerce. Mais en 2013 j’ai souhaité me reconvertir en suivant une formation du Diplôme d’Etat VTT dans le cadre d’un contrat de professionnalisation passé avec l’Office de Tourisme de Gréoux-les-Bains.

4/ Que représente le VTT pour la commune de Gréoux-les-Bains et la DLVA ?
Depuis longtemps entre le vélo et la station thermale c’est une “histoire d’amour” ! 🙂 En matière de cyclotourisme un vaste réseau est balisé. Par ailleurs, le dynamisme qui s’est créé autour du VTT a poussé à créer le site VTT FFC “Verdon des Collines.
La station a été également pionnière en matière de location de VTT électriques puisque ce service a été proposé dès 2010 !
Enfin, il est plutôt rare de voir dans un Office de Tourisme un agent diplômé et dédié aux activités de pleine nature. Cela prouve que la volonté est bien là.
Aujourd’hui la priorité de l’Agglomération Durance Luberon Verdon (DLVA) est de développer Provence Verdon VTT, le 1er centre VTT FFC de France en terme de kilomètres balisés ! C’est pas rien, ça ! 😉 … L’historique et les résultats ici plaident incontestablement pour le développement de cette activité. Nous avons des personnes qui viennent mais surtout qui reviennent.
Et puis il y a le VAE. Louer un VTTAE en 2010 était novateur. Aujourd’hui nous sommes obligés de doubler les sorties ! Et il n’est pas rare de voir le petit-fils pratiquer avec son grand-père ! 😉
Enfin l’offre est devenue très complète puisque nos itinéraires combinent également gastronomie, histoire et patrimoine.

5/ Comment fonctionne l’offre de services autour du VTT ?
Un appel d’offres a permis de fournir un service de vente, de réparation et de location sur la commune, à deux pas de l’Office de Tourisme. Ce sont les cycles Bachelas qui assurent ces prestations pendant la saison estivale.

6/ Peux-tu nous présenter “Provence Verdon VTT” ?
Provence Verdon VTT c’est la fusion de 2 sites VTT FFC.  Historiquement, il y avait 2 espaces distincts :
● “Drailles et Bancaus” couvrant 3 communes (Saint-Julien, Ginasservis, Vinon sur Verdon)
avec 31 circuits balisés (500 km) gérés par une association locale.
● “Verdon des Collines” proposant sur 2 communes (Esparron sur Verdon et Gréoux-les-Bains)
avec 12 circuits (250 km) entretenus par le club Team Gréoux Bike.

Par ailleurs 2 randos d’Or attirent à chaque édition plus de 2000 vététistes :
Transpiades | 800
Verdon des Collines | 1600

Pourquoi fusionner ? de nombreuses communes situées sur le pourtour ont souhaité participer au projet. Ainsi, de 5 communes nous sommes passés à 12 puis à 17 aujourd’hui. A mon sens, 3 points expliquent ce regroupement : une volonté politique au départ, une vraie cohérence du terrain et enfin une bonne entente entre les associations gestionnaires.
Le Parc naturel régional du Verdon est partenaire. 2 communautés de communes (DLVA et Lacs et Gorges du Verdon) et 1 Syndicat Mixte (Provence Verte) sont traversés, c’est pas rien.
Enfin il a fallu organiser la surveillance des sentiers à la fois par les remontées de terrain mais aussi par des outils tels que Suricate. Les écoles et les clubs sont aussi mis à contribution notamment par le biais de formation au balisage. Un vrai sport d’équipe, quoi ! 🙂

7/ Peux-tu nous parler de ton/tes vélos et de ta pratique ?
Je suis avant tout un passionné de mécanique. J’aime monter mes vélos, du coup je me suis assemblé un “cross” (VTT de cross-country sans suspension arrière, ndlr) totalement inédit et qui n’existe pas dans le commerce.
Le partenariat avec les Cycles Bachelas m’offre la possibilité de rouler sur de très belles machines telles ce Lapierre Spicy 527 (2017). J’ai en plus l’énorme privilège de pouvoir choisir mon matériel !
Perso j’ai un faible pour la pratique en montagne (all-mountain) dans les massifs des Alpes du Sud. Je trouve que cette discipline allie bien tous les aspects du VTT.

Juste un mot sur le VTTAE ! Pour moi il s’agit d’une vraie révolution et encore nous n’en sommes qu’au début. C’est clair, dans 10 ans on fera 75 km tranquillement avec une batterie de la taille d’un téléphone 😉

8/ Est-il possible de dire un mot sur la Verdon des Collines 2017 ?
L’année 2017 marque les 20 ans de la Transpiade, les 50 ans du lac du Verdon et les 30 ans du Parc du Verdon : la Verdon des Collines a bien sûr prévu de marquer ces anniversaires. Nous allons continuer les parcours en trèfle, proposer une randuro et un circuit pédestre. Les “tests bike” proposés grâce aux partenaires se feront en revanche lors des ravitos. Nous allons aussi mettre en place une randoland plutôt orientée pour les enfants et les accompagnants.

Enfin le 10 septembre prochain nous allons proposer un nouveau rendez-vous VTT. Il s’agit d’une randuro sur notre territoire, mais chut : l’endroit précis étant encore tenu secret ! 😉 (il reste encore quelques coups de pelle à mettre par ci par là …).

10/ Où manger et dormir à Gréoux-les-Bains ?
Partout !!!!  😉 Bon, le mieux c’est carrément de visiter notre site internet qui comprend des pages dédiées sur ce sujet crucial : www.greoux-les-bains.com

Envie de contacter Antoine  ?

Tel : 06.76.72.02.42
email : antoine.riffaud@gmail.com
site : http://antoineriffaud.wixsite.com/velo
facebook : www.facebook.com/antoineriffaudvtt/

 

Cet échange a eu lieu en présence de Jean-Frédéric Gonthier, directeur de l’Office de Tourisme Communautaire DLVA de Gréoux les Bains et de Jason Rossi, stagiaire dans la structure.

A bientôt dans les Alpes de Haute-Provence !

Propos recueillis par Pierre André

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Rencontre avec Stan Boheme

Qu’ils soient bénévoles, responsables de magasin, accompagnateurs, organisateurs de manifestation ou simples randonneurs, ces acteurs du vélo participent tous à la diffusion du VTT dans les Alpes de Haute-Provence.

Troisième portrait de la série avec Stan Boheme, qui travaille au magasin Alpin Bikes Cycles Halgand (Digne-les-Bains) comme mécanicien et conseiller de vente depuis son arrivée sur la commune en 2012.

 

Proche de ses clients, il mise beaucoup sur la relation qu’il entretient avec eux avec le souci permanent de les satisfaire au mieux et de s’adapter à leur besoin.
Véritable autodidacte de la mécanique du vélo, il a pu ensuite se former au fil du temps et sait répondre aujourd’hui à quasi toutes les demandes !
Tombé sous le charme des sentiers du Pays Dignois, il a été rapidement adopté par un grand nombre de vététistes locaux avec lesquels il roule très régulièrement.

1/ Peux-tu te présenter ?
Dignois d’adoption, je suis arrivé sur la commune en 2012. Souhaitant changer de cadre et de qualité de vie j’ai répondu à une annonce qui proposait la gestion du magasin Culture Vélo.

2/ Quelles sont tes fonctions au sein du magasin ?
En cohésion avec Patrice Halgand, je m’occupe de la partie VTT où “j’ai une grande liberté d’action”. Je conseille, je vends “ce que je mets sur le vélo”. J’ai également la partie “mécanique” à gérer.
Je participe également à l’élaboration des gammes de produits.

3/ Quel est ton parcours professionnel ?
Avant d’arriver ici, je travaillais dans la région Parisienne comme responsable des achats. Je sélectionnais les produits et participais à l’élaboration des nouvelles gammes dans la franchise Culture Vélo.
Je travaille depuis longtemps dans le cycle, en 1999 j’ai suivi une formation de vente et je me suis naturellement orienté vers ma passion. Il faut dire que je m’occupe de la mécanique de mes vélos depuis 1992, je suis un adepte de l’auto-formation. Ceci dit les formations techniques SRAM ou sur les vélos électriques m’ont permis d’améliorer mes connaissances et de se tenir au fait des nouvelles technologies.

4/ Peux-tu nous parler d’un montage dont tu es fier ?
Oui j’ai entièrement personnalisé le VTT de Philippe Leouffre en adaptant le matériel selon les contraintes dues au terrain mais aussi en prenant en compte les attentes de Philou.
La base est un Giant Trance 1.5 de 2017, une belle machine !
Pour bénéficier d’une position de pilotage plus ramassée, j’ai remplacé la potence par une 35 mm et un cintre de 760 mm.
Afin d’être plus serein dans les fortes montées du Pays dignois, j’ai monté un plateau de 22 dents. Celui-ci est accolé à un 36 dents.
Enfin nous avons misé sur la performance et la fiabilité en optant pour des pneumatiques Michelin all-mountain enduro avant et arrière. Ceci se fait un peu au détriment du poids et du rendement mais ils restent bien adaptés à une pratique VTT dans les Alpes de Haute-Provence.

Avec cet exemple je veux ainsi rappeler notre credo qui est la “proximité client”.

5/ Quelles sont les demandes techniques auxquelles tu as régulièrement à faire ?
Je me dois d’être réactif aux demandes des clients. J’ai cet exemple d’un vététiste qui est arrivé un soir au magasin avec la transmission arrachée. Il était sur une itinérance et il devait pouvoir repartir le lendemain !
Les vélos électriques rencontrent de temps en temps des petites pannes bizarres. Les résoudre est une belle fierté personnelle !
Je n’occupe pas des réparations et de l’entretien des fourches et amortisseurs, je traite la plupart du temps avec le préparateur X1 Racing ou bien avec SRAM.
Souvent seul au magasin je pense avoir des contacts privilégiés avec les clients, c’est à mon sens vraiment important aujourd’hui.

6/ Peux-tu nous présenter le magasin Alpin Bike Cycles Halgand ?
Le magasin a pris cette appellation en octobre 2016. L’ancien coureur cycliste Patrice Halgand a racheté le fonds et s’est affilié à l’équipe Alpin Bike, sorte de groupement d’achat autour d’une même passion. Aujourd’hui ce ne sont pas moins de 6 magasins qui appartiennent à ce réseau avec “l’esprit vélo”.

7/ Quels sont tes vélos et ta pratique ?
Ma pratique est très large. En fait elle s’apparente à un vrai mode vie ! Je vélotaf tous les jours. Mes déplacements s’effectuent à 99 % en vélo et j’en suis très fier.
En plus le coin ici est un paradis pour le vélo sous toute ses formes et donc le VTT.
Je possède un STEREO HYBRID 160 HPA SL 500 27.5

8/ Quelles sont vos idées futures dans le développement du magasin ?
Nous y travaillons tous les jours !
Je ne peux pas en dire plus ! 😉

9/ Peux-tu nous parler de Dan Roblin et de votre partenariat ?
Dan roulait pour le magasin depuis un moment. Il a été rapidement mon guide à mon arrivée sur la région vu sa connaissance de l’environnement !
Nous le soutenons au niveau du matériel, nous l’appuyons pour qu’il puisse développer son activité notamment en renvoyant vers lui les clients qui souhaitent être accompagnés.
C’est un échange de bons procédés.

10/ Libre expression
Je dirai juste que le Pays dignois est un vrai petit paradis pour le VTT mais qu’il n’existe pas que les Terres noires. Cet engouement pour ce spot – largement relayé par les magazines spécialisés, les forums – pourrait aussi le menacer.

Envie de contacter Stan chez Alpin Bike Cycles Halgand ?

 

A bientôt dans les Alpes de Haute-Provence !

Propos recueillis par Pierre André

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Ça roule avec Dan !

Qu’ils soient bénévoles, responsables de magasin, accompagnateurs, organisateurs de manifestation ou simples randonneurs, ces acteurs du vélo participent tous à la diffusion du VTT dans les Alpes de Haute-Provence. Merci Pierre André pour la réalisation de cet article.

Dan Roblin est assurément un gars atypique. Le personnage qui ne se prend jamais au sérieux. Pourtant quand il s’agit de parler de son projet de club “le vélo en Pays Dignois” ses yeux s’illuminent.

Ses objectifs apparaissent clairement, mieux, nous sommes obligés d’y adhérer ! Comment en effet ne pas être convaincu par ce retour aux sources de la pratique VTT, aux fondamentaux, serais-je tenté de dire ?

Après de nombreuses expériences professionnelles, Dan revient à sa passion. Sur son terrain de jeu. Dire qu’il le connaît par coeur n’est pas exagéré.

Retour de ce dignois franc du collier, bavard comme pas deux, qui met son talent au service des autres. Portrait.

 

1/ Peux-tu te présenter ?
Dignois depuis toujours, j’ai commencé par du BMX street avec un vélo acheté à l’époque à Mickaël Maschio (Champion du Monde 2002 de motocross en 125 cm3) ! Ma pratique était essentiellement liée au trial et je roulais avec des pilotes comme Didier Solakian ou Thierry Chandre. Ce dernier a été vice-champion de France et vainqueur de la Coupe de France espoir en 1995 !
J’en suis à mon 60ème vélo ! J’en possède actuellement 12 !
Je me suis mis au VTT à 19 ans avec un ami – Philippe Pommard après un aller-retour de 9h à la montagne de Chine ! J’étais sur un Gitane et lui sur un Sunn !
Je suis également fan des “fixies”, vélos légers, mono-plateau et mono-vitesse.

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2/ Quelle est ton activité professionnelle ?
Je suis guide moniteur VTT, j’ai obtenu le BPJEPS Activités du cyclisme, mention VTT cette année. J’ai monté un projet de club VTT dans le Pays Dignois qui se développe. J’initie à la pratique, j’accompagne différentes personnes de différents niveaux. Le doyen – Marcel – a 77 ans ! Il a souhaité récemment se mettre au VTC puis au VTT !

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3/ Quel est ton parcours professionnel ?
J’ai eu un bac “commerce” puis j’ai continué par un BTS “Force de vente”. Ensuite j’ai bifurqué vers une école d’infirmièr(e)s que j’ai délaissée pour m’occuper d’humanitaire en Europe.
A mon retour j’ai passé 5 années en tant qu’aide-soignant en maison de retraite puis en milieu hospitalier pendant 2 ans.

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4/ Peux-tu nous parler de ton projet d’école VTT ?
Avec Patrick Rossi, nous avons eu la volonté de créer un club VTT indépendant sur Digne-les-Bains pour proposer quelque chose de différent. “Nous avons une approche différente, par exemple anti-compétition”. Nous souhaitons revenir à l’essence même du VTT. Allier performance et nature “en se passant des modes actuelles”. Nous avons aussi un credo : “bon en rien mais mauvais nulle part” ! 😉

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5/ Quel est le paysage dignois en matière de VTT ?
Le terrain de jeu est exceptionnel, mais je vois souvent comme une sorte de “chasse-gardée”. Nous prônons l’ouverture, il y a de la place pour tout le monde.

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6/ Peux-tu nous présenter le club “Le vélo en Pays Dignois” ?
Au travers des séances ludiques je souhaite amener le pratiquant vers des objectifs personnalisés.
L’adhésion à l’association est de 50 €. Ensuite pour 295 € il est possible de participer chaque semaine à des séances de 2 à 3 heures pour s’initier ou se perfectionner.
Différents groupes ont été constitués : enfants (11 à 16 ans), femmes, initiation adultes, perfectionnement all-moutain, performance all-mountain / enduro, VTT électrique, vétérans et fixies. Bref, il y en a pour tous les goûts ! 

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Un mot sur le groupe « fixie » que je suis en train de développer. Il s’agit de sessions d’une heure à 1h30 qui consistent en des balades urbaines et extra-urbaines. Il y a aussi le recyclage de vieux vélos avec un atelier pour remettre en état de vieux vélos pour rouler ensuite dessus !

J’aimerais pouvoir bénéficier d’un parc de vélos électriques, j’ai déposé une demande de subvention qui est en cours de traitement …

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7/ Quels sont tes vélos et ta pratique ?
Je roule sur un Santa Cruz Bronson que je qualifierai de “couteau suisse du VTT” ! Il monte bien, il descend bien, c’est le vélo de montagne par excellence.
Patrice, du magasin Alpin Bikes Cycles Halgand, me met à disposition un Giant électrique. Ce partenariat court sur 4 ans.
J’ai également plusieurs “fixies” au style très urbain. Certains sont même à rétropédalage ! J’aime ces vélos qui sont simples, nécessitent très peu d’entretien et qui vont vite ! Ils me rappellent le rapport que j’entretenais plus jeune avec le skate. Et puis c’est bien pour l’environnement car ce sont beaucoup de récup’ de vélos de route.

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8/ Quel est ton avis concernant le VTTAE ?
Le VTTAE est pour moi l’avenir du VTT ! Voilà les choses sont dites ! Je comparerais le VTTAE au moment où le VTT est arrivé en France. C’est la même chose.
Certes l’assistance électrique permet de gommer l’aspect physique mais elle n’enlève en rien l’aspect technique. Le pilotage est davantage mis en avant, on repousse les limites. Il va falloir gérer l’effort à la montée et également les trajectoires et assurer le pilotage à la descente.
Il faut enlever le cliché du vélo pour les tricheurs ! Il faut prendre en considération le moteur, il faut une connaissance accrue de sa machine et au final on sera satisfait d’avoir franchi un obstacle qui n’est même pas envisageable avec un VTT sans assistance.

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9/ Un mot sur le “team filles” ?
J’ai créé cette section pour l’adapter aux spécificités propres aux filles mais aussi pour créer une émulation de groupe. Les envies sont différentes de celles des hommes.

10/ Où manger à Digne les Bains ?
Perso j’aime bien emmener mes amis chez Olivier, au Carré. Le cadre est « branché » avec une déco moderne et il y a toujours de l’ambiance. Les formules sont sympas, originales et surtout à prix raisonnables.

11/ Où dormir ?
Pour le charme, sans hésitation c’est la Villa Gaia, un coup de cœur perso. Pour le côté pratique, je recommande l’Hôtel Saint-Michel. Dès lors qu’il s’agit d’un petit groupe de riders, l’établissement répond bien à toutes les exigences : local VTT, restauration le soir, parking …

12/ Libre expression
“Fais-le ou ne le fais pas mais t’essayes pas !” (référence aux sauts de corniches de 5 mètres ! ndlr) 😉

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Envie de rejoindre Le Vélo en Pays Dignois ?

A bientôt dans les Alpes de Haute-Provence !

Propos recueillis par Pierre André

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ça roule avec Ghislain !

Qu’ils soient bénévoles, responsables de magasin, accompagnateurs, organisateurs de manifestation ou simples randonneurs ces acteurs du vélo participent tous à la diffusion du VTT dans les Alpes de Haute-Provence. Merci Pierre ANDRE pour la réalisation de cet article.

Pour ce premier portrait nous allons nous intéresser à Ghislain DU GARREAU qui s’occupe de la section Enduro à l’USCASA CYCLO VTT.

Ce club basé au coeur de la Base VTT du Val de Durance, dont le credo est « le plaisir du vélo, la joie d’être ensemble » est né dans les années “70” autour de cyclistes et cyclotouristes qui décident alors de s’affilier à la FFCT.

En 1989 une section VTT voit le jour et en 2000 c’est la naissance de La Jarlandine, manifestation aujourd’hui connue au-delà des frontières des Alpes de Haute-Provence. Cette même année une nouvelle pratique fait son apparition : l’Enduro VTT.

Il y a quelques temps des amis se sont réunis pour créer une section Enduro au sein de l’USCASA … et c’est tout naturellement que Ghislain a décidé de suivre une formation d’initiateur auprès de la FFCT pour pouvoir encadrer les jeunes …

1/ Peux-tu te présenter ?
J’habite à Saint-Auban avec mon épouse et mes deux garçons les M&M’s. Nous sommes tous les quatre des pratiquants assidus depuis une dizaine d’année .
Il y a 6 ans, suite à un problème de santé j’ai perdu en partie l’usage de mes jambes. Mon aîné commençait alors le VTT en club à l’USCASA. Après plusieurs mois de traitement j’ai pu enfin rechausser mon VTT et l’accompagner au club en participant aux sorties avec le groupe des petits. De là je me suis engagé au sein du club pour encadrer, animer puis enseigner et transmettre en tant que bénévole mon plaisir de rouler et de se dépasser sur notre magnifique terrain de jeu de la base VTT du Val de Durance.

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2/ Quelles sont tes fonctions au sein du club USCASA-Jarlandine ?
J’anime en compagnie d’autres animateurs et moniteurs les différentes sections de l’école VTT du club.
Il y a 3 sections, des débutants aux confirmés et une section ado-Enduro.

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3/ Peux-tu nous décrire la démarche que tu as engagée pour obtenir le diplôme VTT ?
Après avoir intégré l’USCASA en tant que parent-accompagnateur, j’ai pris la décision de m’investir un peu plus au sein du club en officialisant mon parcours et en passant différents degrés de formation au sein de la FFCT : Animateur club – Niveau I puis Initiateur club (route, VTT de randonnée) – Niveau II. Il fallait donc finaliser la formation par le Moniteur Fédéral – Niveau III afin de ne laisser de côté aucun aspect tel que la pédagogie , la réglementation, les obligations etc… On encadre des enfants ou des adultes, on se doit donc d’être au courant et professionnel même si nous ne sommes que des bénévoles.

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4/ Comment s’est déroulée la formation ? Quel a été l’apport de Dan Roblin ?
Tout au long de l’année vous devez vous préparer à travers des actions menées au sein de votre club en encadrement, en pédagogie, en technique de pilotage, en orientation, en premiers secours … La formation se déroule sur 4 jours en mode intensif / stressant et sous forme d’un examen sur le travail effectué en amont avec une mise en situation avec des enfants dont on ne connait ni l’âge ni le niveau.
Dan, (certains d’entre nous le connaissent bien – et ses capacités aussi) a préparé cette année son BPJEPS au sein du club. Ce fut une belle rencontre pour moi car il a vraiment œuvré pour nous faire progresser en nous expliquant et nous transmettant une bonne partie de son savoir. Je ne dis pas que ça a été facile tous les jours mais en tout cas je lui suis en partie redevable de la réussite de ma formation.

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5/ Quels sont les points qui ont nécessité le plus de travail ?
Le lâcher prise et l’orientation ! (je suis une véritable quiche, vive les gps ! 🙂 )

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6/ Peux-tu nous parler de l’école VTT de l’USCASA ? Quels sont tes projets pour la rentrée ?
Pour la rentrée 2016 nous sommes en train de réfléchir à une probablement réorganisation de l’école. Nous tenons à faire perdurer les différentes sections que nous avons mis en places avec Dan comme le groupe ados enduro et la section féminine, nous pensons aussi mettre en place des cours adultes débutant.
Il y a également La Jarland’uro 2017 où nous prévoyons de petites surprises …

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7/ Sur quel vélo roules-tu ? Quelle est ta pratique ?
Pour l’instant je roule sur un Lapierre Spicy 527 😉
Je suis un pratiquant au sens large du terme : j’aime autant monter que descendre. J’ai une préférence pour le all-mountain / enduro tout simplement pour la polyvalence de la pratique.
Ce qui me fait rouler avant tout c’est le plaisir de jouer avec mon vélo et de le partager avec mes amis … et toutes autres personnes adultes, ados, enfants avec qui je roule.

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8/ Est-ce que l’obtention de ce diplôme sportif t’a donné d’autres idées pour le futur ?
Dans l’immédiat je vais essayer de me consacrer à mes différentes activités mais certaines idées et projet se profilent déjà …

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9/ Que conseillerais-tu aux personnes qui voudraient se lancer dans une démarche similaire ?
Qu’ils n’hésitent pas car c’est une très belle aventure, même si tout est loin d’être simple et facile.

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10/ Libre expression. Si tu as un message à faire passer. 🙂
Outre le fait d’avoir fait des belles rencontres, j’aimerais dire que dans les Alpes de Haute-Provence nous avons une chance extraordinaire d’avoir un terrain de jeu aussi riche et diversifié avec une réelle reconnaissance, pas uniquement nationale. Notre climat est aussi un plus car il nous permet de pratiquer toutes l’année. Personnellement je pense que c’est une vraie richesse et ça pourrait être un atout majeur dans le développement touristique et économique de notre département.

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A bientôt dans les Alpes de Haute-Provence ! Pierre ANDRE

Qui suis-je ?

Bonjour, je m'appelle Philou. Bienvenue dans les Alpes de Haute-Provence ! Vous avez dit VTT ? 4000 km d'itinéraires balisés, 3 Grandes Traversées VTT(c'est unique en France), 9 sites labellisés , des cartes & topos, des événements incontournables, des séjours , des hébergements dédiés ... ça vous parle ? moi si, d'où l'envie d'animer ce blog spécialement destiné à ceux qui, comme moi, aiment le VTT un peu, beaucoup mais jamais trop ! A bientôt sur nos sentiers ...